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La P'Art Belle - 31 juillet & 1er août 2021, Sarzeau

[ITW] La P’Art Belle à… La Cidrerie du Golfe !

Rencontre avec Marc et François de La Cidrerie du Golfe. Partenaire de La P’Art Belle, leur projet allie culture et agriculture, un mélange qui nous parle à 100% !

  • De quoi part l’initiative La Cidrerie du Golfe ?

François : D’une envie de faire autre chose, de travailler dans le domaine agricole. Et le projet initial était de mélanger culture et agriculture, c’est-à-dire nourrir le corps et l’esprit ! Et c’est ce qu’on a fait depuis le début.

Marc : C’était aussi de donner du sens à nos nouveaux métiers.

  • Que représente aujourd’hui La Cidrerie du Golfe ?

F : On va rester modeste…(rires) Une belle réussite ! ça représente une belle réussite commerciale et une belle réussite dans le secteur: on a occupé une petite place alternative qui n’existait pas je pense.

M : Ça représente aussi une réussite sur un projet qui était un peu dingue. Il y avait une part de folie de reprendre ce truc là qui n’existait plus vraiment  et de repartir à zéro à nos âges…

F : Une petite part d’inconscience !

M : La culture nous a permis d’amener les gens ici et de leur montrer que la paysannerie n’était pas un monde inculte. Quand on lit les statistiques sur l’accès du monde paysan à la culture, c’est une catastrophe ! Il y a environ 2% des paysans qui vont une fois au cinéma dans leur vie, les autres n’y vont pas… Et nous ce n’est pas le cas !

  • Quels sont vos projets à venir ?

M : Il y a la transmission de François vers Max, qui va être mon nouvel associé. Nous sommes locataires donc il y a l’achat de la cidrerie par un éventuel groupe d’acheteurs engagés, un GFA, Groupement Foncier Agricole, et il y a continuer à fonctionner dans la même démarche.

Par rapport à l’achat du lieu, on voudrait sacraliser le lieu car on est tous les deux proches, à des échéances différentes, d’arrêter, et on voudrait que ce lieu ne tombe pas dans les mains d’un gros pollueur. On voudrait essayer d’en faire une sorte de tache verte et de grignoter autour pour faire un pôle très propre.

F : Je rajouterai une idée un peu en l’air pour le moment mais c’est de greffer sur ces 5 hectares une activité complémentaire, je pense qu’il y a la place pour autre chose. Aussi, sur la biodiversité, enrichir le milieu pour le rendre beaucoup plus stable et beaucoup plus résilient. Dans les projets à venir il y a aussi examiner toutes les problématiques liées au dérèglement climatique par rapport à la résilience de ce genre de culture dans un climat qui se modifie profondément et durablement; et qu’en est-il sur un avenir plus ou moins proche de ce genre de végétaux qui sont adaptés au climat breton qui est en train de changer ? Il y a beaucoup d’interrogations là-dessus, donc c’est aussi anticiper tous ces changements là. J’ai l’impression qu’on les voit, qu’on les touche du doigt de façon très vive quand on fait ce genre de boulot.

M : À court terme, on a des événements cet été qui sont prévus. Le premier samedi prochain, on fait une journée paysanne, et le 2 juillet on a le Breizh comedy tour, un spectacle de stand up créé par une équipe de chroniqueurs de la bande à Nagui sur France inter  qui fait un tour de Bretagne et qui s’arrête dans des lieux comme le nôtre. Et le 27 juillet on a un concert prévu du collectif Tandem.

  • Pourquoi avoir choisi d’accompagner le festival La P’Art Belle ?

F : Pour les belles valeurs qui sont défendues et pour la cohérence du projet !  Moi ça me parle vraiment, des petites choses avec une préoccupation à tous les niveaux des problématiques environnementales, ça a un côté militant. C’est aussi  un festival qui fait du lien de façon importante et locale. Et l’originalité de la programmation !

M : Oui, c’est une forme qui est originale je pense, ça ne se voit pas partout ce genre d’approche transversale sur différentes formes d’expressions artistiques. En fait, le lien de toute la programmation c’est l’environnement, l’écologie, le développement durable et c’est chouette de se servir de ça comme fil conducteur et comme fil artistique, c’est super intéressant.

  • À quelle initiative du territoire et dont vous partagez les valeurs donneriez vous la part belle ?

François à Marc : Ce que vous faites au niveau de L’Archipel !

M : Oui, on est en train de travailler en tant que partenaires avec un projet de tiers-lieu culturel sur Vannes. C’est un gros projet qui regrouperait un aspect culturel, un aspect environnement et un aspect bien-être / santé dans un grand espace situé à côté de la gare et qui va être mis à disposition par la mairie à un groupe d’acteurs locaux et non-locaux, nous, on voudrait bien que ce soit local. Ce serait dommage de ne pas donner la part belle aux gens qui sont sur le territoire, parce qu’il y a plein de compétences ici !

Il y a plusieurs acteurs du territoire qui en ont marre de travailler chacun dans leur coin et ils veulent proposer une sorte d’espace de co-working, pas dans le sens d’espace derrière un bureau, mais pour pouvoir avoir aussi des artisans qui travaillent sur des projets culturels.

Le collectif s’appelle L’Archipel et le lieu c’est Le Hangar (ndlr : un appel à projets à été lancé par la Ville de Vannes, le lieu deviendra un futur tiers-lieu culturel). C’est une friche de 1000 m² sur 4000m² de terrain qui est située derrière la gare de Vannes.

Interview réalisée par Mathilde Frican.

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