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La P'Art Belle - 31 juillet & 1er août 2021, Sarzeau

[ITW] La P’Art Belle à… La Mouette à la page !

Pour la prochaine édition du festival “La P’Art Belle”, nous accueillerons une librairie éphémère ! Elle sera proposée par l’équipe de La Mouette à la page, les 31 juillet et 1er août 2021. Des titres inspirants autour de l’environnement, pour petits et grands !

Rencontre avec Armelle, sa gérante, à qui nous donnons la part belle.

La Mouette à la page, en quelques mots…

La Mouette à la page, ouverte en mars 2018, est une librairie généraliste également diffuseur de presse installée à Sarzeau. Elle propose aussi une offre de carterie et de petite papeterie.

Aujourd’hui, la librairie compte plus de 5000 ouvrages très diversifiés. Nos rayons comportent aussi bien des œuvres littéraires françaises et étrangères, que des dictionnaires, des essais, des romans graphiques ou encore des guides touristiques et des beaux livres.

Comment est né ce projet ? Qu’est-ce que cela implique de gérer une librairie ?

Nous sommes trois et avons la chance d’avoir trois parcours différents. Nous sommes donc complémentaires, une équipe soudée !

Je ne parlerai ici évidemment que de mon parcours, laissant à mes collaborateurs le soin de présenter le leur. En ce qui me concerne (Armelle), j’en suis arrivée là… un peu par hasard !

Formation littéraire classique, passage par l’Éducation Nationale puis employée de librairie pendant 4 ans. L’opportunité de reprendre un magasin à mon compte s’est alors proposée. Je l’ai saisie, sans m’être au préalable interrogée sur certains points : mon appétence pour les livres a toujours été importante mais … de là à devenir libraire ?

Gérer une librairie ne signifie pas bouquiner toute la journée, même si nous avons la chance d’avoir sous la main de quoi satisfaire notre appétit chaque jour ! Il y a aussi l’administratif et la comptabilité qu’il ne faut en aucun cas négliger sous peine de couler tout de suite.

La pression aussi, qui, même si elle diminue un peu avec le temps, reste forte et usante : un commerce reste un commerce, pas de filet. Chaque décision doit être évaluée, sous-pesée, réfléchie ; surtout quand trois emplois sont en jeu.

Comment avez vous connu La P’Art Belle ?

C’est par l’intermédiaire de Laura Tanniou (ndlr : chargée de médiation au sein de l’association La Part Belle) que j’ai pris connaissance de ce festival. Faire sortir la librairie de ses murs, oui ! Mille fois oui, surtout autour d’un thème qui nous touche particulièrement ici ! Même si le défi est de taille : en été l’affluence est très forte sur la presqu’île de Rhuys. Il va nous falloir libérer au moins deux membres de l’équipe pour tenir la “Librairie Éphémère” mais, l’aventure appelle l’aventure ! Surtout pour participer à cette très belle initiative !

Qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre le festival ?

L’environnement, l’éco responsabilité, le respect de la biodiversité, etc, comment ne pas y être sensible lorsqu’on a la chance de vivre en presqu’île de Rhuys ?

Entre Golfe et côte Atlantique, la presqu’île nous offre une nature encore préservée mais nous sommes nombreuses et nombreux à nous désoler, chaque jour, de spectacles effarants.

Beaucoup se dotent d’un bon gros sac à dos avant chaque balade sur les côtes : sac rapidement rempli de déchets en tout genre, rejetés par la mer : hameçons rouillés (attention les pieds ou les pattes de chiens !), bouteilles en plastique éventrées, filets déchiquetés, morceaux de plastique en tout genre, pneus, ferraille, paquets de biscuits enveloppés de plastique échappés d’un container échoué, sans parler des boulettes de mazout accrochées aux rochers… Des bacs de récupération ont même été mis en place sur beaucoup de plages, et ils sont vite pleins, c’est dire… La Lande ressemble parfois, trop souvent, à une vaste déchetterie à ciel ouvert.

Alors rejoindre la P’Art Belle ? Oui ! Parce que nous sommes tous victimes ET responsables de ce qui advient à nos côtes, nos bois, nos champs, nos périphéries, nos villes.  Alors, à notre petite échelle, même si, bien malgré nous, nous sommes embarqués sur le gros cargo pollueur (cartons en masse, livres et magazines sous blister…) nous tenons à nous associer au personnage de Martial, protagoniste principal de « Article 353 du Code Pénal » de Tanguy Viel, sorti en 2017 aux Éditions de Minuit, pour, nous l’espérons, ajouter notre petit caillou, un galet en l’occurrence.

Propos recueillis par Marine Thierry et mis en forme par Mathilde Frican.

Plus d’infos sur La Mouette à la page : facebook.com/La-mouette

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